Ce qu'on fait.
- Tri de la couverture déposéeLes tuiles saines sont triées et mises de côté. Celles qui sont fendues, gélives ou usées ne remontent pas sur le toit.
- Réemploi en façade visibleL'ancien là où il se voit, le neuf sur les versants arrière : le caractère est conservé pour une dépense moindre.
- Complément en modèle compatibleQuand la récupération ne suffit pas, on choisit un modèle qui s'accorde de pureau et de teinte, pas seulement de nom.
- Évacuation et tri des déchetsCe qui ne remonte pas descend en benne triée, pas dans un coin du jardin.
Chez vous, à Châtillon-sur-Indre.
Ce qui remonte sur le toit, et ce qui part en benne.
Sur une couverture ancienne, une part des tuiles déposées est encore parfaitement utilisable. Le tri se fait à la dépose, tuile par tuile, et il repose sur des critères simples : une tuile saine sonne clair, n'a ni fente ni éclat, et sa surface n'est pas usée au point de boire. Celles qui sont fendues, gélives ou décapées ne remontent pas, quelle que soit leur valeur sentimentale : les remettre en place revient à programmer la fuite suivante.
Le taux de récupération dépend de l'âge et surtout de l'entretien passé. Il se constate à la dépose, il ne se promet pas au devis, et un couvreur qui annonce un pourcentage avant d'avoir ouvert le toit annonce un chiffre qu'il ne connaît pas. Ce que l'on peut dire d'avance, en revanche, c'est comment on utilisera ce qui sera récupéré : l'ancien sur les versants visibles depuis la rue, le neuf sur les autres. Le caractère est conservé là où il compte, pour une dépense bien inférieure à un réemploi intégral en tuile de récupération achetée, dont le prix a d'ailleurs beaucoup augmenté.
Le complément se choisit par le pureau autant que par la teinte. Le pureau, c'est la partie de la tuile qui reste visible une fois posée, et deux modèles portant le même nom commercial mais ayant un pureau différent ne se mélangent pas sur un même versant : les lignes de recouvrement ne tombent pas au même endroit, et cela se voit immédiatement depuis la rue. Quant à ce qui ne remonte pas, il descend en benne triée vers la filière des déchets inertes. Laisser un tas « au cas où » derrière une dépendance est une habitude répandue qui se termine invariablement de la même façon, quelques années plus tard, par une évacuation que plus personne n'a envie de payer.
Le compte rendu de tri vous est remis : combien de tuiles récupérées, où elles ont été reposées, quel modèle de complément et pourquoi celui-là. Le jour où une tuile casse, vous saurez laquelle commander sans avoir à monter la chercher.
Questions fréquentes.
Peut-on réutiliser ses anciennes tuiles ?
Une partie, oui, et c'est fréquent sur un bâti ancien. Le tri se fait à la dépose : on garde ce qui est sain et sonne clair, on écarte ce qui est fendu, gélif ou usé en surface. Le taux de récupération dépend surtout de l'âge et de l'entretien passé, et il se constate, il ne se promet pas au devis.
Que fait-on quand la récupération ne suffit pas ?
On complète. La pratique la plus efficace consiste à poser l'ancien sur les versants visibles depuis la rue et le neuf sur les autres : le caractère est conservé là où il compte, pour une dépense bien moindre qu'un réemploi intégral en tuile de récupération achetée.
Comment choisit-on la tuile de complément ?
Par le pureau, c'est-à-dire la partie visible une fois posée, autant que par la teinte. Deux tuiles du même nom commercial mais de pureau différent ne se mélangent pas sur le même versant : la ligne de recouvrement ne tombe pas au même endroit.
Que deviennent les tuiles écartées ?
Elles partent en benne triée, vers la filière de valorisation des déchets inertes. Les laisser sur place, même « au cas où », finit toujours en tas dont personne ne veut.
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