Ce qu'on fait.
- Brossage mécaniqueLent, méthodique, sans eau sous pression. C'est plus long, et c'est la seule méthode qui n'abîme pas la tuile.
- Basse pression en rinçagePour évacuer ce qui a été détaché, pas pour arracher ce qui est accroché.
- Contrôle des jonctionsNoues, solins, rives : la mousse s'y accumule le plus, et c'est là qu'on découvre ce qu'elle cachait.
- Gouttières purgées avant départTout ce qui est descendu pendant le chantier est retiré, et l'écoulement vérifié.
Chez vous, à Châtillon-sur-Indre.
La haute pression, ce qu'elle enlève en plus.
Un nettoyeur à haute pression fait disparaître la mousse en une fraction du temps que demande une brosse. C'est un argument réel, et c'est la raison pour laquelle la méthode s'est répandue. Le problème n'est pas ce qu'elle enlève de visible, c'est ce qu'elle enlève en même temps.
Une tuile en terre cuite possède une couche de surface, l'engobe pour certaines, une peau de cuisson pour d'autres, qui referme partiellement sa porosité. Elle est mince, et un jet à plusieurs dizaines de bars la décape aussi sûrement que la mousse. La tuile ressort éclatante, ce qui donne au client l'impression d'un travail supérieur. Elle absorbe pourtant davantage qu'avant le chantier, se recouvre plus vite parce qu'une surface ouverte retient mieux l'humidité, et résiste moins bien au gel. Une couverture décapée reverdit souvent en deux ou trois ans là où elle tenait dix ans.
Le brossage à basse pression demande plus de temps, et c'est exactement ce qui est facturé : du temps, pas du décapage. Le rinçage qui suit sert à évacuer ce qui a été détaché, pas à arracher ce qui tient encore. La même logique vaut, avec davantage de précaution, sur les jonctions : noues, solins, rives sont des ouvrages métalliques parfois anciens, qu'un jet sous pression peut déformer ou percer. On les dégage à la main, et l'on profite de ce qu'ils sont visibles pour regarder leur état, parce que c'est sous la mousse des jonctions que se cachent les désordres qui coûtent cher.
Vous gardez les photos de la tuile nue après brossage, y compris dans les recouvrements. C'est ce qui distingue un nettoyage d'un passage de jet, et c'est vérifiable par quelqu'un d'autre que nous.
Questions fréquentes.
Pourquoi refusez-vous la haute pression ?
Parce qu'elle enlève plus que la mousse. La tuile en terre cuite a une couche de surface, l'engobe, qui limite son absorption. Un jet à haute pression la décape. La tuile ressort éclatante, absorbe davantage qu'avant, se recouvre plus vite et gèle mieux. Le résultat est spectaculaire le premier mois et se paye au bout de cinq ans.
La brosse, ce n'est pas plus long ?
Si, nettement, et c'est pour cela que la haute pression s'est répandue : elle divise le temps de chantier. Le prix au mètre carré est plus bas, le coût sur la durée de vie de la couverture est plus élevé. Nous facturons du temps, pas du décapage.
Comment reconnaît-on une toiture décapée ?
À sa couleur trop uniforme et trop vive, et surtout à la vitesse à laquelle elle se recouvre ensuite. Une toiture décapée reverdit souvent en deux ou trois ans là où elle tenait dix ans avant.
Et sur les noues et les solins ?
C'est là qu'il faut le plus de précaution : ce sont des ouvrages métalliques, parfois anciens, qu'un jet sous pression peut déformer ou percer. On les nettoie à la main, et on regarde leur état pendant qu'ils sont dégagés.
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