Ce qu'on fait.
- Chéneaux sur cornicheL'eau court derrière un ouvrage qu'on ne voit pas depuis la rue. Quand il fuit, ce n'est pas le plafond qui alerte en premier : c'est le bois de la corniche.
- Habillage des rives et des about de chevronsLe métal protège le bois exposé. Mal posé, il l'enferme humide et l'abîme plus vite que s'il était nu.
- Descentes en façadeTracé, fixation et pied de descente : sur une façade visible, la ligne de la descente fait partie de l'aspect autant que de l'évacuation.
- Entretien des ouvrages hautsContrôle annuel des chéneaux et des naissances, là où l'accumulation ne se voit pas d'en bas.
Chez vous, à Argenton-sur-Creuse.
Le bois derrière le métal, et l'inverse.
Sur un bâti ancien, la zinguerie et la charpenterie se touchent partout : la corniche porte le chéneau, les abouts de chevrons sortent sous la rive, la planche de rive reçoit les crochets. Le métal protège ce bois, et c'est bien pour cela qu'on l'habille. Mais un habillage mal fait fait pire que rien : posé sans ventilation sur un bois déjà humide, il l'enferme et accélère sa dégradation, tout en cachant le désordre. Le bois se délite dessous pendant des années sans qu'aucune goutte n'apparaisse.
C'est aussi pour cela qu'une corniche qui noircit mérite d'être prise au sérieux. Un chéneau qui suinte n'humidifie pas par gouttes mais en continu, et la première chose qui le montre n'est pas le plafond, c'est le bois. Quand la trace apparaît à l'intérieur, le support a déjà travaillé. Le contrôle annuel des chéneaux et des naissances coûte peu ; la reprise d'une corniche partie, beaucoup.
Sur une façade visible, le tracé de la descente n'est pas seulement une question d'évacuation. Sa ligne fait partie de l'aspect, et son déplacement, en secteur protégé, relève de l'autorisation comme le reste. Une dernière chose que l'on annonce plutôt que de la laisser découvrir : un zinc neuf qui ruisselle peut laisser une trace claire sur la pierre pendant les premiers mois, le temps que la patine se forme. Cela s'anticipe par le tracé de l'évacuation et par le choix d'un zinc prépatiné quand la façade le justifie. Après coup, cela ne se rattrape pas facilement.
Vous recevez les photos du bois sous l'habillage avant sa pose, datées. C'est la seule trace de son état à un instant donné, et elle vaut cher le jour où l'on cherche à savoir depuis quand une corniche travaillait.
Questions fréquentes.
Ma corniche noircit, est-ce le chéneau ?
C'est la première chose à vérifier. Un chéneau qui suinte humidifie le bois en continu, sans jamais faire de goutte visible. Le bois noircit, puis se délite, souvent des années avant qu'une tache apparaisse à l'intérieur.
Faut-il habiller le bois en métal ?
Quand il est exposé, oui, mais avec une ventilation. Un habillage étanche posé sur un bois humide accélère la dégradation au lieu de l'arrêter.
Peut-on déplacer une descente ?
Oui, dans les limites de ce que la pente de gouttière permet et de ce que l'aspect autorise en secteur protégé.
Le zinc marque-t-il la pierre ?
Le ruissellement d'un zinc neuf peut laisser une trace claire les premiers mois, le temps que la patine se forme. Cela s'anticipe par le tracé de l'évacuation, pas après coup.
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