Ce qu'on fait.
- Descentes multiplesSur un bâtiment long, deux ou trois descentes valent mieux qu'une grosse gouttière : chacune évacue une portion, et une descente bouchée ne noie pas l'ensemble.
- Chéneaux de bâtimentSur une grange ou un hangar, le chéneau court sur une grande longueur : dilatation, pente et points de contrôle se prévoient au tracé.
- Reprise sur couverture ancienneTuile mécanique, fibrociment, bac acier : le raccord entre le métal et la couverture ne se fait pas de la même façon selon ce qu'il y a dessous.
- Entretien accessibleUne gouttière qu'on ne peut pas atteindre ne sera pas entretenue. On prévoit l'accès au moment de la pose, pas au premier nettoyage.
Chez vous, à Buzançais.
Les longueurs, et pourquoi elles changent tout.
Sur une maison, une gouttière fait rarement plus d'une douzaine de mètres. Sur une grange, un hangar ou un bâtiment d'exploitation, elle en fait trois ou quatre fois plus, et tout ce qui était secondaire devient déterminant. La dilatation, d'abord : le mouvement du métal est proportionnel à la longueur, donc les joints ne sont plus optionnels. La pente ensuite : sur trente mètres, une pente correcte creuse un écart de niveau considérable entre les deux extrémités, ce qui oblige à découper l'ouvrage en tronçons plutôt qu'à le traiter d'un seul tenant.
L'évacuation surtout. Ce n'est pas la section qui limite un long linéaire, c'est la distance que l'eau doit parcourir avant de trouver une sortie. Passé une certaine longueur, le niveau monte dans la gouttière avant d'atteindre la descente, et elle déborde par-dessus le bord arrière alors qu'elle est largement dimensionnée sur le papier. Deux ou trois descentes réparties valent mieux qu'une grosse gouttière et une seule sortie, et elles apportent un bénéfice secondaire : une descente bouchée ne noie plus l'ensemble.
Reste l'accès. Une gouttière qu'on ne peut pas atteindre ne sera pas entretenue, et une gouttière qui n'est pas entretenue ne tient pas ses années. Sur un bâtiment haut, cela se prévoit à la pose : point d'ancrage, cheminement, ou simplement un tracé qui laisse passer une nacelle. Cela vaut aussi pour la couverture en dessous. Sur des plaques anciennes en fibrociment, on ne circule pas : on travaille depuis des passerelles de répartition, et si leur dépose s'impose, elle relève d'une filière réglementée que nous ne contournons pas. Le raccord entre le métal et ce type de couverture demande d'ailleurs ses propres précautions : on ne perce pas une plaque pour fixer un chéneau, on reprend l'appui sur la structure en dessous, faute de quoi on crée un point d'entrée d'eau là où l'on venait d'en supprimer un autre.
Le plan d'évacuation vous est remis : longueur de chaque tronçon, position des descentes, points d'accès pour l'entretien. Sur un bâtiment de cette taille, c'est ce document qui rend le contrôle annuel possible sans avoir à tout redécouvrir.
Questions fréquentes.
Une seule grosse gouttière ou plusieurs descentes ?
Plusieurs descentes, presque toujours. C'est la longueur d'évacuation qui limite, pas la section : passé une certaine distance, l'eau monte dans la gouttière avant d'atteindre la descente.
Faites-vous les dépendances ?
Oui. C'est souvent par là que l'eau arrive contre la maison, et une dépendance mal raccordée coûte plus cher en dégâts qu'en zinguerie.
Peut-on poser du zinc sur du fibrociment ?
Le raccord se fait, avec les précautions qui s'imposent sur ces plaques : on ne circule pas dessus, et si elles sont anciennes, leur dépose relève d'une filière réglementée que nous ne contournons pas.
Un contrat d'entretien, c'est utile sur un bâtiment ?
Sur une longueur importante, oui : le passage annuel coûte moins que la reprise d'un chéneau qu'on a laissé déborder trois hivers.
Un projet, une fuite, un doute ? Parlons-en.
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Zinguerie et gouttières ailleurs dans l'Indre
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